UFC - QUE CHOISIR VENDEE

Internet : accepter d’être tracé, ou payer pour ne pas l’être

La réglementation européenne est sévère pour les opérateurs du web : elle limite considérablement le traçage des internautes. Leur modèle économique d’exploitation des données personnelles est alors perturbé, nettement moins rentable. C’est pourquoi le paiement du service remplace de plus en plus souvent le consentement.

 

Les marqueurs (cookies) sont très efficaces, car ils fonctionnent sur l’ensemble du poste, même après déconnexion de leur site propriétaire. Ils enregistrent et transmettent à tout moment en ligne adresse de l’ordinateur, géolocalisation, activité de messagerie, parcours et durées de navigations.

Dès sa première visite, l’internaute est désormais invité à choisir s’il consent ou non à être tracé. Il doit pouvoir refuser aussi facilement que d’accepter, ou continuer sans avoir décidé, et dans ce cas sans traçage.

De nombreux acteurs de l’internet ont d’abord résisté à mettre en place le consentement préalable au traçage systématique des visiteurs de leurs sites. Les contrôles de la Commission nationale (CNIL) ont abouti à de lourdes amendes pour CARREFOUR, puis GOOGLE et FACEBOOK notamment. Depuis, les pratiques conformes à la loi se sont généralisées.

Pourtant, ces règles très strictes entravent sérieusement le commerce en ligne. Elles ont surtout gravement perturbé l’exploitation des profils de visiteurs, leurs préférences de consommation, de déplacements, de comportements, d’opinion.

Ainsi, la fenêtre d’invitation à paramétrer le traçage en ligne est de mise partout. Elle réclame l’accord pour déposer sur l’ordinateur les fichiers marqueurs qui vont enregistrer tous les parcours de l’intéressé. Dans la plupart des cas, l’internaute peut accepter, refuser, ou continuer sans même répondre.

Mais de plus en plus d’opérateurs demandent plutôt un paiement, en cas de refus de traçage, pour accéder à leurs contenus. C’est vrai principalement pour les sites d’information générale comme les journaux, ou spécialisée, comme DOCTISSIMO.

Le montant exigé est très modeste (moins d’un euro par mois), mais il compense les juteux revenus publicitaires que permet le traçage.

 

28 octobre 2022

Pratique : réduction fiscale directe pour les emplois à domicile

Les parents qui font garder leurs enfants à la maison en leur absence bénéficient d’un crédit d’impôt pour alléger cette charge. Désormais, le versement sera anticipé, comme la retenue à la source pour l’impôt, afin de ne pas pénaliser les familles.  

 

Les dépenses pour travaux ou emplois à domicile, comme la garde des enfants, le ménage, le soutien scolaire, l’assistance aux démarches, sont partiellement prises en charge par l’État.

Il s’agit d’un crédit d’impôt portant sur 50 % de ces frais, avec un plafonnement pour limiter cet avantage lorsque les revenus sont très élevés.

Auparavant, ce versement n’intervenait que l’année suivant la dépense, c’est-à-dire après la déclaration des revenus.

Depuis la mise en place de la retenue à la source, le gouvernement a tiré les conséquences budgétaires du système, afin de ne pas pénaliser les bénéficiaires de crédits d’impôt liés aux dépenses familiales. En effet, dans l’intervalle, les revenus étaient diminués immédiatement par la retenue à la source, tandis que le règlement du crédit d’impôt était retardé d’au moins un an.

Ainsi, le versement direct du crédit d’impôt s’est appliqué d’abord à la rémunération des employés à domicile. Les employeurs ne versent plus que la moitié de la dépense qui reste à leur charge, s’ils utilisent les services de la sécurité sociale avec le « chèque emploi service« . Le complément de salaire est versé directement par l’État au bénéficiaire.

Il en est de même avec ceux qui recourent à un organisme d’insertion pour leurs travaux de ménage, de jardinage ou des cours à domicile. Avec la formule dite « avance immédiate« , la facture de l’entreprise est prise en charge pour moitié par les pouvoirs publics, immédiatement.

Enfin, la mesure du versement direct va maintenant concerner, progressivement, les frais de garde des enfants à domicile. Ces dépenses seront prises en charge également pour moitié (50 % de crédit d’impôt) avec le système de paie par « chèque emploi service« .

 

 

28 octobre 2022

Santé : le congé de proche aidant est désormais indemnisé

La dépendance des aînés est une charge pour leur entourage, et ceux qui se consacrent pour les assister au quotidien. Désormais, le proche aidant qui doit interrompre son activité professionnelle peut être indemnisé s’il prend un congé pour assumer cette fonction.

 

Il y aurait environ 10 millions de personnes en France qui aident un membre de leur entourage, handicapé ou dépendant pour les tâches quotidiennes. Ainsi, près d’un Français sur cinq vient en aide régulièrement et bénévolement à une personne privée d’autonomie. Pour 20 % d’entre eux, il n’y a même pas de lien de parenté, simplement une relation étroite et stable.

Une nouvelle mesure prévoit un « congé de proche aidant » pour tout salarié qui prend soin quotidiennement d’une personne bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), d’une pension pour accident du travail ou maladie professionnelle. Le niveau de gravité de la dépendance n’est plus un critère retenu pour accorder ce congé, pas plus que la parenté, comme dans l’ancien congé de soutien familial.

Le proche aidant salarié peut prendre un congé de 3 mois renouvelable, pour un an maximum dans sa carrière, afin de se libérer pour cette fonction. Il a aussi la faculté de passer à temps partiel, ou fractionner son temps d’absence, si l’employeur l’accepte. Mais le congé lui-même est de droit. La loi prévoit la possibilité par convention d’entreprise d’allonger la durée ou abréger le préavis.

Le congé n’est pas rémunéré, cependant le salarié conserve ses droits à la sécurité sociale (maladie, retraite).

En revanche, il est indemnisé par les caisses d’allocations familiales, au niveau du SMIC horaire. Mais le volume de cette aide sociale est très limité, avec un maximum de 66 jours ouvrés par salarié, sur l’ensemble de son parcours professionnel.

 

28 octobre 2022

Alimentation : avantages du miel

Le miel a beaucoup d’avantages : saveur, pouvoir sucrant, mais aussi des propriétés thérapeutiques. Pour ce dernier usage, il ne faut pas utiliser n’importe quel produit industriel, mais choisir un miel d’artisan, ou d’appellation locale clairement identifiée.

 

D’abord, pour son usage le plus évident et courant, le miel est savoureux, il apporte des vitamines, minéraux et antioxydants. Il a aussi un excellent pouvoir sucrant. Son efficacité est même très supérieure (30 %) à celle du sucre blanc, raffiné. Il est surtout nettement plus sain. C’est pourquoi il est plus indiqué pour la préparation de desserts : une moindre dose suffit.

Ensuite, comme chacun sait, le miel est bon contre la toux. C’est une croyance confirmée scientifiquement, avec quelques réserves. Il réduit en effet la fréquence et l’intensité des quintes de toux, en particulier pour la nuit. Ce résultat pourrait provenir de la salivation qu’il provoque, et qui soulage l’inflammation. Ses propriétés antibactériennes expliquent aussi ce bienfait légendaire. Mais contrairement aux habitudes, il ne faut pas le chauffer, dans un thé ou un grog. Le mieux est de l’absorber à la cuillère, par petites quantités, et d’avaler lentement.

Enfin, et curieusement cette fois, c’est aussi un remède pour les petites plaies, sans risque d’infection. Le miel est un accélérateur de cicatrisation, qui peut s’appliquer entre la peau et le pansement. Il évite aussi la résistance des bactéries, en formant un biofilm. On trouve en pharmacie un miel spécifique à cet usage, mais un bon produit artisanal fera l’affaire.

Choisir un miel de qualité n’est pas facile en magasin. Il faut vraiment éviter les marques commerciales, même en bio, et même sous les noms de ferme ou d’apiculteurs fantaisistes. Les valeurs sûres sont les appellations régionales françaises et les miels d’artisans clairement identifiés sur l’étiquette.

Les produits dérivés du miel sont à fuir : ils sont toujours d’origine industrielle, et souvent ultra-transformés. Même les variantes prétendues nobles comme la gelée royale apportent moins de bienfaits.

 

27 octobre 2022

Énergie : soulager le réseau électrique avec ÉCOWATT

L’hiver 2022-2023 s’annonce difficile pour le budget chauffage des ménages et des entreprises. Il pourrait aussi mettre à l’épreuve les capacités d’approvisionnement électriques. Le système ECOWATT permet de maîtriser à la fois le risque de coupure et la dépense en énergie.

 

Le Réseau de transport d’électricité, RTE, est gestionnaire du réseau électrique français. Cet organisme anticipe un risque de pics de consommations pour cet hiver.

Ce problème résulte de l’accumulation de trois phénomènes qui limitent la production d’électricité : le prix du gaz (certaines usines d’électricité fonctionnent au gaz), la mise au ralenti forcé de centrales nucléaires, et celles de l’hydraulique affaiblies par la sécheresse.

Dans une telle situation RTE explique qu’il peut être nécessaire de couper l’alimentation électrique sur le réseau public, au moins lorsque le pic atteint un point critique. C’est une mesure désagréable pour les usagers si elle est imprévue, prolongée, ou fréquente. Pour l’éviter, l’idéal est de faire baisser la demande, au bon moment, et suffisamment. L’effort n’est donc pas insurmontable, à condition d’être ciblé. Il faut savoir quand et de combien réduire même faiblement sa consommation.

C’est pourquoi RTE propose un service gratuit pour ses clients, particuliers, collectivités et entreprises. Chacun peut s’inscrire sur monecowatt.fr : c’est fait en 20 secondes, avec un numéro de téléphone et une adresse de messagerie. En cas d’alerte rouge, si l’on est chez soi le matin ou en soirée, il faut alors éteindre un appareil ou des éclairages, réduire un peu le chauffage.

Les usagers restent libres de consommer sans restriction en dehors des heures de pointe (8 h à 13 h et 18 h à 20 h). Il n’y a pas d’alerte non plus les samedis, dimanches et jours fériés.

En définitive, ce système ECOWATT est vraiment une bonne chose : gratuit, peu contraignant, il nous sensibilise sans faire angoisser, et incite à faire un geste de solidarité pour passer le cap critique.

27 octobre 2022

Pratique : aides financières pour l’achat d’un vélo électrique

Les mesures en faveur de l’équipement cycliste évoluent fréquemment, depuis quelques années. Les aides financières de l’État s’ajoutent à celles des collectivités, ou même des entreprises. Elles ne sont plus générales, mais plutôt réservées à certains publics.

 

Depuis août 2022, les personnes handicapées ou celles à très faible revenu (inférieur à 530 € par mois) sont celles qui peuvent obtenir l’aide financière d’État maximale pour un achat cycliste. La prise en charge d’une partie du prix d’achat est de 150 € sur un vélo classique, 400 € pour un modèle électrique. Elle va jusqu’à 2 000 € s’il s’agit d’un vélo pliant, d’un cargo, d’une remorque, d’un engin spécifiquement adapté au handicap.

Pour les revenus modestes (jusqu’à 1 125 € par mois), les mêmes montants sont ramenés à 300 € et 1 000 €.

Mais ce bonus est encore plus intéressant si l’achat d’un vélo est lié à la cession ou l’abandon d’une voiture. Dans ce cas, la prime à la conversion permet de financer jusqu’à 1 500 € ou 3 000 €, selon les revenus, l’achat d’un modèle électrique de tous les types.

L’aide d’État est donc réservée à des personnes aux revenus limités, ou atteintes d’un handicap. D’autres sont plus largement distribuées, comme celles des collectivités. Les villes de Nantes, Angers, la Roche/Yon versent une prime à l’achat d’un vélo, avec des conditions variables selon les mairies.

Les entreprises s’y mettent également. Lorsqu’il est engagé dans une démarche citoyenne pour décarboner les déplacements, l’employeur peut verser une allocation spéciale, appelée forfait mobilité durable, dispensée de fiscalité et charges sociales. Il ne s’agit pas d’une obligation, comme la participation aux abonnements de transports en commun, mais d’une sorte de prime à l’équipement, pour les salariés volontaires. Cette formule remplace l’ancienne indemnité kilométrique vélo. Le montant est de 700 € par an.

Ces différentes aides sont désormais cumulables pour une même personne et un même achat.

 

27 octobre 2022

Alimentation : le Nutri-Score devient plus sévère

Le Nutri-Score est une formule lisible sur l’emballage, avec une note colorée de A à E. Il indique au consommateur les qualités et défauts nutritionnels des aliments préparés. Son mode de calcul devient plus sévère, afin de mieux correspondre aux recommandations scientifiques pour une alimentation saine.

 

L’étiquette du Nutri-Score devrait changer sur l’emballage des pizzas, jambons ou sodas, avec des notes nettement plus sévères.

En effet, le comité européen chargé de son application a constaté que cet algorithme ne tenait pas suffisamment compte des récentes recommandations nutritionnelles contre les risques cardiaques, de diabète ou de cancer.

Le résultat est très défavorable à un grand nombre d’aliments industriels. Parmi ceux dont la note dégringole, on trouve les viandes rouges, charcuteries, céréales raffinées, ainsi que les fromages très salés ou les sodas trop sucrés. À l’inverse, un petit nombre de produits peu transformés améliorent leur score. C’est le cas pour les huiles végétales (colza et olive en particulier), les poissons gras, l’emmental et quelques autres fromages. Leurs propriétés bénéfiques pour la santé expliquent ce meilleur classement.

Ce changement est largement salué par les scientifiques, qui approuvent les corrections, issues des dernières recherches en la matière. Il ne fait pas pourtant l’unanimité. Certains attendaient une plus grande sévérité de principe pour les plats préparés, ultra-transformés. D’autres regrettent que les calories ou les sucres naturellement présents dans les aliments soient trop pénalisés.

En revanche, l’industrie agroalimentaire fait grise mine. Certains avaient mis au point des recettes spécifiquement adaptées pour améliorer leur score, avec l’ajout de fibres ou d’ingrédients bien notés. Ce ne sera plus suffisant.

Mais surtout, cet évènement révèle un changement radical dans le rapport de forces et l’influence des professionnels sur la fabrication, la commercialisation et la consommation des aliments. D’une part, les clients tiennent compte de plus en plus des applications de notation des produits. D’autre part, les règles sont fixées par des organismes scientifiques indépendants des industriels.

27 octobre 2022

Pratique : aides au paiement des factures d’énergie

Les prix de gros ont été multipliés par dix en un an, sur les marchés du gaz et de l’électricité. Cette situation invraisemblable justifie les mesures de plafonnement des prix par l’État pour les particuliers. En réalité, elles doivent être accentuées et adaptées pour les ménages les plus fragiles.

 

Le bouclier énergétique du gouvernement permet à tous les consommateurs de ne payer qu’une augmentation raisonnable de leurs factures de gaz et d’électricité. Même si la hausse sera bientôt supérieure à 10 %, elle reste très inférieure avec celle des coûts réels sur les marchés.

C’est l’État qui compense auprès des fournisseurs, pour leur éviter la faillite. Les professionnels et administrations ne bénéficient pas de cette protection, et de graves conséquences économiques se font déjà sentir.

Cette mesure générale profite à tous les abonnés particuliers. Mais parmi ces ménages, certains sont davantage touchés par les hausses de prix de l’énergie. Des dispositions spéciales sont donc prévues pour eux.

D’abord, le chèque énergie est versé à près de la moitié des foyers les plus modestes. En 2021, 6 millions de ménages environ avaient reçu un versement nominatif entre 50 et 280 €. Cette année, un supplément de 100 à 200 € est prévu, selon le nombre de personnes composant la famille.

Ensuite, l’étalement du paiement des factures est une solution pour faciliter les règlements plus lourds en hiver. Le fournisseur ne pourra pas s’y opposer, puisque l’approvisionnement ne peut pas être interrompu entre novembre et mars de chaque année.

Enfin, des aides sociales peuvent apporter un secours dans des situations particulièrement désespérées. Ainsi, l’action sociale des mairies (CCAS) ou des départements (Fonds de solidarité pour le logement : FSL) prend en charge des impayés locatifs (loyers et charges). La caisse d’allocations familiales (CAF) ou la caisse de retraite disposent également de fonds de secours pour les plus démunis.

24 octobre 2022

Environnement : consignes de recyclage encore floues

La France est à la traîne dans l’organisation du recyclage des déchets ménagers. Le public a du mal à s’y retrouver, parce que les règles changent d’une commune à l’autre. Une campagne nationale est lancée pour clarifier les consignes. Mais justement, ce n’est pas applicable partout.

 

Depuis des années, les centres de tri répartis en France sont agréés par les pouvoirs publics, mais n’acceptent pas les mêmes matériaux. Ces disparités n’encouragent pas la population aux bonnes pratiques, et beaucoup trop de nos déchets sont encore incinérés.

On a progressivement organisé la récupération du verre, puis du papier, et plus récemment des plastiques. Historiquement, ce sont donc des filières séparées, avec des logiques industrielles et des circuits de transport spécifiques. Les usagers s’interrogent alors devant chaque bac, pour savoir s’il faut garder le bouchon, où mettre le métal, quels plastiques jeter.

Désormais, la tendance est à simplifier la consigne, avec la formule « tous les emballages se recyclent« . Cette règle est plus facile à comprendre, en effet, et pourrait amplifier les bonnes conduites de tri dans les ménages.

Pourtant, utiliser ce slogan dans une campagne télévisée nationale risque de perturber certains centres de tri. En effet, un tiers de la population en France doit encore se contenter de recycler seulement les bouteilles en plastique. Dans ces territoires, ce sont donc les indications de leur mairie qui priment, en principe jusqu’à fin 2023, si tout va bien.

Pour rappel, dans les communes qui ont adopté l’extension du tri, tous les emballages vont dans le bac unique pour carton, métal et plastique. Les contenants doivent être vides (mais pas forcément propres), séparés (pas emboîtés), en vrac (pas dans un sac).

Tous les pots, flacons, cartonnettes, paquets, tubes, blisters, sont concernés.

Mais les journaux, la verdure, les piles, textiles et autres ustensiles ou jouets ne sont pas des emballages.

 

24 octobre 2022

Immobilier : incertitudes du diagnostic énergétique

Le diagnostic de performance énergétique (ou DPE) est obligatoire en cas de location ou vente d’un logement. Mais sa fiabilité est très incertaine, selon le diagnostiqueur qui le réalise. C’est un problème pour les propriétaires, car lorsque le résultat est mauvais, le loyer sera plafonné ou la location sera impossible, et la valeur de revente chute.

 

Un diagnostic immobilier est valable 10 ans, en principe. Mais ce n’est plus vrai avec la nouvelle réglementation énergétique, en vigueur depuis juillet 2021. En effet, les anciennes mesures ne sont pas fiables, surtout lorsqu’elles reposent sur le seul examen des factures de chauffage. Désormais, le diagnostiqueur doit tenir compte uniquement des caractéristiques physiques du local, comme l’époque de construction, l’isolation, le mode de chauffage.

Comme le nouveau DPE est plus fiable, les anciens certificats sont périmés plus tôt que prévu : ceux réalisés jusqu’en 2017 ne seront plus valides fin 2022, et les autres établis jusqu’en juin 2021 seront sans valeur fin 2024. En cas de vente ou de remise en location, il faudra donc une nouvelle attestation. C’est normalement préférable, puisque celui-ci devrait être plus juste.

Mais QUE CHOISIR a publié en juin 2022 une enquête sur une dizaine de logements, avec le nouveau logiciel applicable depuis près d’un an. Pour chacun, cinq diagnostiqueurs ont été sollicités. Leurs résultats sont désolants : la classe attribuée, de A à G, n’est jamais la même, avec des écarts importants, sauf dans un seul cas.

Ces incertitudes sont d’autant plus pénalisantes pour les propriétaires concernés, que le DPE n’est plus seulement une information pour les candidats locataires ou acheteurs. Les logements les plus mal classés perdent en valeur (au moins le coût des travaux nécessaires), et ne pourront pas être mis en location.

Si le diagnostic est inexact, tout intéressé peut se retourner contre le technicien qui l’a effectué. En effet, la jurisprudence décide désormais que ce professionnel doit alors prendre en charge le coût des travaux nécessaires.

Le propriétaire a donc tout intérêt à faire réaliser plusieurs diagnostics, et garder le meilleur. La dépense supplémentaire est compensée par le gain obtenu sur la valeur du bien.

Il vaut mieux de toute façon s’adresser à un professionnel sérieux, appartenant à une fédération, et dont le tarif est d’au moins 250 €, pour une prestation de plusieurs heures sur le terrain.

 

 

24 octobre 2022